Découvertes musicales : quand l’algorithme de TikTok s’impose face aux plateformes d’écoute

Aujourd’hui, la musique s’écoute partout et à tout moment : dans les transports, pendant les activités physiques, le ménage… TikTok a une place prépondérante dans le développement de cette pratique et favorise ce que Theodor Adorno considère comme une “écoute distraite”.1Pour suivre les tendances musicales, les utilisateurs peuvent s’appuyer sur un fil de recommandation hyper personnalisé, généré par l’algorithme. Dans ce contexte, peut-on considérer TikTok comme une source d’information musicale ? À la rencontre de quelques usagers, nous interrogeons leur expérience de découverte via cette plateforme.

En 2025, le Centre National de la musique enregistrait un nombre d’écoutes record notamment chez les plus jeunes.2Ainsi, 98% des 15 à 24 ans écoutent de la musique quotidiennement. Cette omniprésence s’explique en partie par la transformation de l’industrie musicale. La dématérialisation et l’émergence de plateformes d’écoute comme Spotify, Deezer ou encore Apple Music ont complètement modifié les usages. Le numérique a transformé la musique en données circulantes libérant des informations en abondance. Il n’est plus question d’acheter un album mais plutôt d’écouter des “sons” de manière libre. Aujourd’hui, ce sont les algorithmes de recommandation qui prennent en charge le travail de sélection et de proposition. Alors que les pratiques d’écoute sont complètement bouleversées, un acteur est devenu clé dans la diffusion de la musique. Depuis sa création en 2016, TikTok s’impose comme une référence en ce qui concerne les contenus audiovisuels. Successeure de Musical.ly, la plateforme allie son et vidéo dans un format de courte durée. En France, les réseaux socionumériques représentent 58 % du temps passé quotidiennement sur internet pour les jeunes entre 15 et 24 ans.3Ces jeunes utilisateurs considèrent-ils TikTok comme une source d’information sur les tendances musicales ? 

Nous avons rencontré Anaëlle, 23 ans, passionnée de musique, issue d’une famille de musiciens, Anthéa, 23 ans, amatrice de musique, MILCIS, 20 ans, auteur compositeur et étudiant en master son à Louis-Lumière et enfin Juliette, 20 ans, qui a appris en autodidacte le piano.

Grâce à TikTok, “j’arrive à rester on trend4  des sorties musicales” 

Nos enquêtés ont reconnu considérer TikTok comme une plateforme leur permettant de rester informés sur le monde de la musique. Anthéa déclare […] TikTok est l’application qui va le plus m’influencer pour écouter des nouvelles chansons.  Ils mentionnent Théodora, Sabrina Carpenter, Epic : The Musical, Lana Del Rey, Doechii, DMD. Pour MILCIS, qui analyse la plateforme avec son regard de professionnel, TikTok permet également de se soustraire à l’emprise des gros labels, lesquels font la promotion des artistes déjà connus. De son côté, Juliette affirme que TikTok lui a permisd’un peu élargir (sa) zone de confort. Ces découvertes faites sur TikTok peuvent entraîner un réel engagement chez les utilisateurs. Ils vont ajouter les artistes à la bibliothèque de leurs plateformes d’écoutes (Spotify, Deezer, Apple Music). Cet engagement peut même traverser la “barrière du numérique”. Par exemple, Juliette est allée à un concert du groupe des Arctic Monkeys, qu’elle avait découvert sur TikTok. Le réseau social numérique se présente donc comme un outil de médiation. Selon le sociologue français Antoine Hennion, la musique n’est pas un objet figé. Elle se transforme à travers “des dispositifs et des intermédiaires” qui la relient aux publics5. TikTok devient alors un nouveau média pour enrichir la culture musicale des utilisateurs.

Une fois qu’il a compris ton profil, [l’algorithme de TikTok] va te proposer des choses que tu vas apprécier. Donc, pour la musique, automatiquement je vais tomber sur des trucs qui me plaisent et qui peuvent même me faire découvrir des choses auxquelles je n’aurais pas forcément eu accès en cherchant moi-même.” Anaëlle

Néanmoins, cette curiosité musicale a ses limites. En effet, la découverte peut parfois s’arrêter à la musique en “tendance” sur TikTok : “Je ne vais pas faire une recherche en termes d’album […]” nous disait Anaëlle. Cela est également lié aux habitudes d’écoute : Anaëlle écoute la plupart du temps les musiques dans des playlists, alors que Juliette, passionnée de comédies musicales, préfère écouter les albums dans leur entièreté. De fait, même pour les artistes découverts sur TikTok, Juliette essaie d’écouter plus en détail la discographie.

La musique : instrument préféré de TikTok pour capter l’attention

La musique est au cœur du modèle d’affaire de TikTok. Juliette explique : “Je ne regarde pas TikTok s’il n’y a pas de son […] regarder TikTok sans le son, on perd plus de 50% de l’information”. Le son, synchronisé à des visuels, garantit l’immersion. D’ailleurs, les trends dessinent des motifs dans lesquels musique et image sont indissociables et fonctionnent ensemble pour créer une nouvelle esthétique. L’association d’une vidéo et d’un son peut aussi éveiller une certaine nostalgie. C’est le cas des edits qui, pour Anthéa, la renvoient à des vidéos de la série Modern Family qu’elle regardait plus jeune. Ce lien de la musique aux images n’est pas inédit puisque, comme le soulignent MILCIS et Juliette, les artistes accompagnent toujours leurs chansons d’une esthétique visuelle spécifique. TikTok capitalise sur cette complémentarité. Nous assistons ainsi à un recyclage de références qui participent à la construction de la culture musicale. En outre, la musique, principalement utilisée pour des challenges, est souvent remixée : transformée, découpée, accélérée, etc. En tant qu’artiste, MILCIS est décomplexé depuis l’arrivée des vidéos courtes diffusées par TikTok.   

 

 “J’ai […] (plus) de mal à faire des morceaux longs, (ou plutôt), moins de remords à faire des morceaux courts.” MILCIS

L’incitation de TikTok à accélérer la musique influence aussi sa création musicale. Il estime travailler davantage avec des rythmes rapides qui, selon lui, sont beaucoup plus efficaces et accrocheurs. Ce constat est partagé par Anthéa qui estime que la musique est précisément l’élément qui a tendance à maintenir son attention et donc à la faire rester plus longtemps sur l’application. Le temps passé sur une vidéo est justement l’un des principaux critères de l’algorithme pour personnaliser le fil de recommandation “Pour toi”. Il réagit très rapidement aux interactions, ce qui permet d’amplifier la réception de contenus similaires. Chaque utilisateur y est confronté lorsqu’il ouvre l’application. L’algorithme se base sur les performances des vidéos publiées afin de les diffuser plus largement ou à l’inverse de leur donner moins de visibilité.6Anaëlle explique qu’elle interagit davantage avec les vidéos qu’elle apprécie en les likant et en les commentant afin de voir revenir des contenus similaires. En tant qu’utilisatrice, cette pratique lui permet de contribuer de manière consciente à la construction de son algorithme. Elle n’est pas la seule, Juliette est également soucieuse des contenus qui lui sont proposés et agit en conséquence.

Une lutte des artistes pour gagner en visibilité

Les musiques qui se retrouvent en tendance ont des rythmes accrocheurs ainsi que des paroles simples et répétitives, faciles à mémoriser. Ce sont généralement des musiques et des paroles auxquelles les utilisateurs peuvent associer des danses, ou encore des memes.7Ainsi, ils peuvent s’approprier une musique pour créer du contenu en masse. L’algorithme va alors amplifier ce phénomène en favorisant les contenus utilisant cette musique.8Par exemple, en 2024, la créatrice de contenu Kelley Heyer (@kelley.heyer sur TikTok) a imaginé une danse “sur un coup de tête”9pour la chanson Apple de Charlie XCX. Cette chorégraphie est rapidement devenue virale et s’est retrouvée dans le fil « Pour toi » de tous les utilisateurs. L’impact de cette simple danse fut tel que Charlie XCX elle-même l’ajouta à la chorégraphie de sa tournée. Nous pouvons donc considérer que les utilisateurs participent à la viralité. L’algorithme accentue une tendance qu’il a identifiée.

J’aime beaucoup regarder des danses donc là tout de suite il faut que la musique soit bien sinon les danses ne sont pas cool [….]. Après j’aime beaucoup  les trucs drôles où ils se mettent en scène sur la musique donc ils vont faire apparemment de la danse mais un peu en playback.” Anaëlle

TikTok collabore également avec des plateformes d’écoute, en permettant aux utilisateurs d’ajouter un titre directement à leur bibliothèque Spotify. Les labels ont compris l’influence que peut avoir la plateforme et encouragent leurs artistes à promouvoir leur musique sur TikTok. Théodora est souvent citée dans nos entretiens et sa carrière a percé grâce à TikTok. Une partie des vidéos relève de la promotion “traditionnelle” : présentation des nouveaux vinyles, annonce d’une tournée. Dans les autres vidéos, elle danse et fait du lipsync10 sur ses propres musiques. La chanson “melodrama” en featuring avec l’artiste disiz a été particulièrement virale en novembre 2025.  Et les statistiques de ces vidéos témoignent de leur portée : elles comptabilisent plus d’un million de vues et en moyenne 500 000 likes pour un millier de commentaires, ce qui n’est pas le cas de toutes ses chansons. Suivre la performance de son contenu est essentiel pour les artistes : mettre en avant ses chansons virales permet d’encourager l’engagement des utilisateurs et surtout la mise en visibilité par l’algorithme. L’artiste ne contrôle pas totalement l’information liée à sa musique. Il n’est pas celui qui va engendrer la diffusion en masse de sa chanson. Il essaie juste de suivre les “lois” de l’algorithme, même si cela s’impose à lui. En effet, percer sur TikTok est en train de devenir une condition pour pouvoir partager son art avec le public. C’est le cas de la chanteuse américaine Halsey. En mai 2022, elle poste une vidéo sur TikTok pour dénoncer le chantage exercé par son label. En effet, ce dernier l’obligeait à imaginer une trend pour promouvoir sa chanson sur TikTok11. Les labels commencent à conditionner les artistes à penser à TikTok dans leur processus créatif. Cependant, il est difficile pour les maisons de disques d’anticiper une tendance car les “lois” de l’algorithme restent opaques. Compte tenu des millions de chansons disponibles sur TikTok, voir un morceau devenir trend relève presque du hasard, comparable à une chance de gagner au loto.

Les limites de la découverte musicale sur TikTok

Les limites de la découverte musicale ne sont pas toujours perçues par les utilisateurs. Au début de l’entretien, Anthéa estimait écouter un peu de tout. Il s’est finalement révélé qu’elle préférait principalement deux styles musicaux : la pop et le rap. Elle précise même écouter du rap français car elle n’apprécie pas celui venu des Etats-Unis. MILCIS quant à lui, qui écoute de l’indie pop et de l’indie rock, n’arrive pas à savoir si c’est ce qui se fait beaucoup dans le milieu émergent parisien ou s’il s’agit de propositions liées à ses préférences. Ces deux cas révèlent toute l’ambiguïté de l’algorithme, et font ressortir un sentiment largement partagé par nos enquêtés. D’un côté, TikTok donne une impression de liberté et d’ouverture sur l’information musicale. Anaëlle confirme que « ça (la) sort plus de (sa) zone de confort. Et de l’autre, il resserre imperceptiblement les choix en informant précisément sur les genres musicaux ciblés par l’algorithme. Dans les années 2010, le militant Eli Pariser a introduit la notion de “bulle de filtre”1.

En interagissant avec les vidéos, les utilisateurs nourrissent leur algorithme de préférences, ce qui conduit inévitablement à retrouver des contenus en lien avec leurs goûts. Néanmoins, la viralité, qui résulte à la fois de la dimension sociale avec le partage ou la reprise de trend et de l’interprétation de l’algorithme, peut conduire à faire des découvertes. C’est le cas de l’artiste Théodora qui est revenue dans tous nos entretiens malgré les préférences musicales parfois très différentes de chacun. Tous reconnaissent l’avoir découverte sur TikTok. La bulle n’est donc pas tout à fait hermétique. Bien qu’elle ne parvienne pas à faire radicalement changer les goûts musicaux des personnes que nous avons interrogées, elle reste, à la marge, une source de découverte qui s’infiltre ponctuellement dans les playlists de chacun.

Aujourd’hui, TikTok agit comme un média capable d’influencer les pratiques d’écoute, les modes de création et même les carrières artistiques. Si cette médiation permet l’émergence de nouveaux artistes, elle révèle aussi ses limites en orientant fortement la curiosité musicale. Entre ouverture et enfermement, TikTok façonne désormais une part essentielle de l’industrie musicale, en distribuant les rôles entre artistes, utilisateurs et algorithmes.

 

Approche Vidéographique :

Le travail vidéographique présenté repose sur notre volonté de représenter graphiquement les informations contenues dans une For You Page TikTok de manière à prendre du recul et permettre une découverte musicale désirée et non plus subie. Nous avons identifié dix trends basées sur la musique apparues en 2025 sur la plateforme. Notre démarche articule plusieurs étapes de mise en relation informationnelle, et pourrait inclure chaque trend existant sur la plateforme. Ainsi, nous créons des cartes mentales interactives organisées autour du style musical de chaque extrait. Celles-ci donnent accès à de nouvelles informations. La première met en évidence l’uniformisation et la codification visuelle qui accompagne les morceaux découverts ou redécouverts. La seconde fait état des difficultés rencontrées pour retrouver les extraits écoutés en version complète sur d’autres plateformes.

Bibliographie :

   

CHEMILLIER, Marc, RABEARIVELO, Yohann « Valeur de la musique sur TikTok et nouvelles pratiques musicales ». Volume ! La revue des musiques populaires, no 20 : 1, novembre 2023, p. 107‑21 URL : https://doi.org/10.4000/volume.11635 [consulté en ligne le 10 décembre 2025].

RUIZ, Emilie, et al. « Comprendre les transformations de l’industrie musicale : Une approche par le modèle d’affaires ». Revue française de gestion, vol. 294, no 1, mai 2021, p. 79‑97. URL : https://doi.org/10.3166/rfg.2021.00505 [consulté en ligne le 10 décembre 2025]

LATREILLE DE FOZIERES, Noé « La réflexivité algorythmique ». Socio. La nouvelle revue des sciences sociales, no 20, juin 2025, p. 65‑82, URL :  https://doi.org/10.4000/1431d [consulté en ligne le 10 décembre 2025]

BODIGUEL, Antoine, Quand TikTok donne le la à la musique, Mémoire en Information et Communication, 2022, URL : https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-04075770v1/file/BODIGUEL%20Antonin_DUMAS.pdf [consulté en ligne le 10 décembre 2025]

BODIGUEL, Antoine, Quand TikTok donne le la à la musique, Mémoire en Information et Communication, 2022, URL : https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-04075770v1/file/BODIGUEL%20Antonin_DUMAS.pdf [consulté en ligne le 10 décembre 2025]

FARCHY, Joëlle, TALLEC, Steven « De l’information aux industries culturelles, l’hypothèse chahutée de la bulle de filtre ». Questions de communication, no 43, octobre 2023, p. 241‑68, URL : https://doi.org/10.4000/questionsdecommunication.31474 [consulté en ligne le 10 décembre 2025]

CHEMILLIER, Marc, RABEARIVELO, Yohann « Valeur de la musique sur TikTok et nouvelles pratiques musicales ». Volume ! La revue des musiques populaires, no 20 : 1, novembre 2023, p. 107‑21 URL : https://doi.org/10.4000/volume.11635 [consulté en ligne le 10 décembre 2025].

  1. VOIROL, Olivier, « Retour sur l’industrie culturelle ». Réseaux, 2011/2, n° 166, p.125-157.
  2. Le Centre National de la musique est un établissement public national qui soutient auprès de tous les publics. Médiamétrie. Les 15-24 ans : des pratiques médias intensives, individuelles et connectées, 2024.
  3. Le Centre National de la musique est un établissement public national qui soutient auprès de tous les publics. Médiamétrie. Les 15-24 ans : des pratiques médias intensives, individuelles et connectées, 2024.
  4. trad. “on trend” = en tendance.
  5. HENNION, Antoine, La Passion musicale : une sociologie de la médiation, 2007, Paris, Editions Métailié.
  6. « On en sait plus sur l’algorithme de TikTok ». France Culture, 8 décembre 2021
  7. meme : image, texte ou vidéo humoristique diffusé largement sur Internet et faisant l’objet de nombreuses variations
  8. Cassandra BOUESTE, TikTok et la musique, Mémoire  en Information et Communication, 2022
  9. Alaina Demopoulos, “I invented the Apple Dance ! Thewoman behind Brat’s summer viral choreography”, The Guardian, 2024
  10. lipsync : un playback qui privilégie la synchronisation parfaite des lèvres et des attitudes avec les paroles et la chorégraphie de la chanson
  11. PERRAULT, Camille, “TikTok : Halsey et Charlie XCX dénoncent la pression des maisons de disque”, MCE Ouest France, 2022

L'auteur.e

Mélissa Seguin , Mathilde Ruiz Sidobre
Mélissa est diplômée d’une licence en médiation culturelle. Portée par une formation antérieure en design, elle s'intéresse aux arts visuels et à leur mise en récit dans les espaces d’exposition. Désormais étudiante en deuxième année de master en Industrie Culturelles et créatives, Mélissa se forme aux enjeux numériques. Par ailleurs, elle mène, dans le cadre de son mémoire, des recherches sur l’évolution du cartel muséal en tant que dispositif de médiation. Mathilde Ruiz Sidobre est étudiante en deuxième année de master en Industries Culturelles et Créatives. Elle est déjà diplômée d’une licence de Médiation Culturelle. Mathilde est passionnée par les arts visuels en général et la manière dont les techniques artistiques se transforment selon les périodes. Cela a inspiré sont sujet de mémoire qui s’intéressent à l’évolution de ce rapport entre technique et art, jusqu’à l’époque de l’intelligence artificielle.

Le.la photographe

Kléo Kieffer, Victor Leblanc
Actuellement étudiante en Master 2 de Photographie à l’ENS Louis-Lumière, Kléo Kieffer est issue d’une formation en Design de Mode. Son travail questionne les représentations capitalistes et leur portée aussi bien à l’échelle individuelle et intime que d’un point de vue collectif et politique. Son expérience en tant que DJ l’amène à envisager l’image et la musique ensemble sous le prisme de la surproduction numérique. Internet devient son terrain de jeu privilégié et le détournement son outil de prédilection. Victor Leblanc est en formation à Louis Lumière. Sa pratique se situe au croisement de la photographie et des arts numériques. En utilisant des moteurs de jeux vidéo et différentes techniques de scan 3D, il produit des expériences interactives documentaires. Il devient alors possible de revisiter des réalités passées, inaccessibles, alternatives…
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